Payant
Télécharger sur iTunes
9,99 ¤ l’album + un bonus track/AAC/128 kbps
Télécharger sur VirginMega
9,99 ¤ l’album/WMA/192 kbps
Télécharger sur FnacMusic
9,99 ¤ l’album/WMA/192 kbps
"A Lily For The Spectre"
Bella Union/V2 Music
Un produit terroir venant des US ? Eh bien ça existe : la folk. Régénérée sur la scène mondiale ces derniers temps en version lo-fi-glam-rural par Coco Rosie ou revival pur et dur par Findlay Brown, elle a trouvé un nouvel épigone en la personne de Stephanie Dosen, sorte de Fée Clochette élevée au grain dans une ferme du Wisconsin. Généreuses car dénudées, ses chansons sont un souffle d’air chaud, imprégnées des grands espaces américains comme une toile d’Edward Hopper. Elles ravivent des sensations enfouies profondément, portées par la voix nostalgique, éthérée et chaleureuse de Stephanie. Harmonies et arrangements sont finement travaillés et l’ambiance flottante et féerique rappelle Joan Baez ou un peu de la dreampop des Cocteau Twins. Dosen chante l’Amour (This Joy), la Nature (Owl In The Dark) ou la rêverie (Death & The Maiden, Daydreamers), le tout saupoudré d’utopies naviguant entre WWF et Walt Disney, ce qu’elle assume avec le plus grand sérieux et dans une bonne humeur totale…
Binge
À télécharger en priorité : This Joy, Owl In The Dark, Death & The Maiden, Daydreamers, Only Getting Better et A Lily For The Spectre.
Binge
À télécharger en priorité : This Joy, Owl In The Dark, Death & The Maiden, Daydreamers, Only Getting Better et A Lily For The Spectre.
[ Ajouter un commentaire ]
Télécharger sur VirginMega
14,99 ¤ le double album/WMA/192 kbps
Télécharger sur FnacMusic
14,99 ¤ le double album/WMA/192 kbps
"La Théorie du K.O."
Chief Inspector/Abeille Musique
Défi relevé grâce à la voix caverneuse de D’ de Kabal, aussi peu accueillante que l’animateur radio Maurice dans sa libre antenne, usant de sa grosse voix qui fait "allô, qui va là j’te prie ?" Il faut se laisser rudoyer un peu par cet activiste vocal qui, dès le premier morceau de l’album, s’envisage comme une bombe humaine : ses phrases sont des uppercuts et ses directs verbaux frappent au plexus. Autour de lui Franco Mannara (guitares, claviers, laptop, effets), Marc Ducret (guitares), Professor K (basse) et Alix Ewandé (batterie) tissent une ambiance que l’on pourrait qualifier de Rage Against The Machine jazzy. Dense, cet album se compose de deux disques : un premier de huit titres et un second n’en comprenant que deux, dont un qui dure… dix-neuf minutes. Amertume de vivre, rage de dire, poésie urbaine : "un peu de sel sur une plaie ouverte" rapperait La Rumeur. "Ma plume éructe la douleur" scande D’ de Kabal : tel un chirurgien du verbe, il en use comme un scalpel. Bluffant et singulièrement émouvant, voici le frère teigneux d’Abd Al Malik, ou le cousin de Diabologum, bref quelqu’un qui pratique le noble art des mots, en faisant rouler ses châtaignes dans des boules de cuir.
Jean-Marc Grosdemouge
À télécharger en priorité : Bombümaine II, Mon Disque, L’Homme sans nom et Négros.
Jean-Marc Grosdemouge
À télécharger en priorité : Bombümaine II, Mon Disque, L’Homme sans nom et Négros.
Télécharger sur iTunes
9,99 ¤ l’album/AAC/128 kbps
Télécharger sur FnacMusic
9,99 ¤ l’album/WMA/192 kbps
"Close To Paradise"
Secret City Records/V2 Music
Close To Paradise n’est pas un titre anodin. Un proverbe vietnamien dit qu’au seuil de la mort, on n’a jamais été aussi près du Paradis et que cela doit redonner force et courage… Pour appuyer ces préceptes, Patrick Watson ne cache pas la foi qui l’anime lui et son groupe : un quart d’heure de prière avant chaque concert pour bénir leur prestation. De quoi esquisser un sourire sceptique… Mais Watson n’a pas besoin de Sa Miséricorde ; ses compositions rendraient jaloux les prêcheurs de tous bords tant ses fidèles se multiplient. Mais attention, à défaut d’un prophète, c’est d’un esthète qu’il s’agit… et on aura connu des sermons plus soporifiques : on passe de Jeff Beck (Giver) à Harry Nilsson (The Storm), les Beatles de Sgt Peppers (l’excellent Weight Of The World) et même Erik Satie dans Mr Tom. Rajoutons à cela quelques sonorités electro finement dosées et l’ombre de Lennon s’efface un peu. Ce cher Watson est un songwriter (terme sacré d’Amérique du Nord) qui donne à sa musique les moyens de s’exprimer : on la dévore comme du pain béni.
Binge
À télécharger en priorité : Giver, The Storm, Mr Tom, Weight Of The World, Daydreamer, Sleeping Beauty et Bright Shiny Lights.
Binge
À télécharger en priorité : Giver, The Storm, Mr Tom, Weight Of The World, Daydreamer, Sleeping Beauty et Bright Shiny Lights.
Télécharger sur iTunes
9,99 ¤ l’album/AAC/128 kbps
Télécharger sur FnacMusic
9,99 ¤ l’album/WMA/192 kbps
Télécharger sur VirginMega
9,99 ¤ l’album/WMA/192 kbps
Télécharger sur e-compil
9,99 ¤ l’album/WMA/192 kbps
Télécharger sur Orange
9,99 ¤ l’album/WMA/128 kbps
"The Long Term Physical Effects Are Not Yet Known"
Labels/EMI
Après des incursions electro ou house, dont le succès ne retentît pas autant que ses premiers opus Whiskey, Tattoo et Poison, Jay-Jay Johanson revient avec The Long Term Physical Effects Are Not Yet Known. On sait rien qu’au titre qu’il s’agit encore des amours tronquées et autres déboires affectifs du crooner suédois. Tant mieux, c’est dans la douleur que l’artiste accouche du meilleur : sa voix chaude et placée haut, ses rythmes étouffés, entre jungle downtempo et swing jazz, et le son neigeux de ses claviers commençaient à nous manquer. La musique est presque autant minimaliste qu’à ses débuts, mais les arrangements sont plus chiadés, notamment sur Time Will Show Me. As Good As It Gets n’est pas loin des travaux de Matthew Herbert mais sans le beat electro-lounge de ce dernier. Quant à Jay-Jay Johanson Again, c'est peut-être le meilleur morceau, et le plus pop, de l’album, avec sa basse électrique lancinante et sa construction impeccable. Jay-Jay Johanson reste fidèle à sa délicatesse, et quelque part, à ses fans.
Binge
À télécharger en priorité : She Doesn’t Live Here Anymore, Time Will Show Me, As Good As It Gets, Jay-Jay Johanson Again et Tell Me When The Party’s Over.
Binge
À télécharger en priorité : She Doesn’t Live Here Anymore, Time Will Show Me, As Good As It Gets, Jay-Jay Johanson Again et Tell Me When The Party’s Over.
Télécharger sur iTunes
9,99 ¤ l’album/AAC/128 kbps
Télécharger sur VirginMega
9,99 ¤ l’album/WMA/192 kbps
Télécharger sur FnacMusic
9,99 ¤ l’album /WMA/192 kbps
"Revolving Doors"
Diamondtraxx/Discograph
Avec ce premier album sorti sur le label de Benjamin Diamond (certainement pas par hasard puisque l’électro y est présente, comme chez Placebo par le passé), Nelson aligne douze titres qui doivent autant à la cold wave anglo-saxonne qui fait frissoner l’échine qu’au rock tendu et fiévreux de Big Apple. Oubliez le glam et les paillettes que les rockeurs glissent parfois dans leur musette : ici, le rock fait la gueule. Mais comme le Nelson teigneux qui met des baffes à Bart Simpson, c’est un teigneux qui a toute notre sympathie. Alors on baisse la tête, on hoche sa boîte crânienne au rythme de Nelson et on n’oublie surtout pas de regarder ses pompes. Puisque pas grand-chose ne s’invente aujourd’hui, savourons les "revivals" quand ils sont bien faits : le "shoegazing" pourrait renaître en France avec ce groupe qui entre (avec Poni Hoax, Fancy et quelques autres) dans la liste de ceux dont on n’a pas honte devant nos amis d’outre-Manche. Les prochains My Bloody Valentine ? Pourquoi pas si Dieu leur prête vie…
Jean-Marc Grosdemouge
À télécharger en totalité
Jean-Marc Grosdemouge
À télécharger en totalité