Rammstein en images
« Vous êtes convié à assister à la projection du prochain DVD de Rammstein, de 14h à 17h… »
Ca faisait un bail que je n’avais pas écouté de métal. Dix ans je pense. Eh ben, dix ans après, j’ai remis les pieds dans le plat. Ce plat s’appelle Rammstein, se compose de six bons morceaux de barbaque à la fois saignants et calcinés, plutôt nerveux, mais qui se révèlent assez digestes malgré mes craintes. Ceci étant dit, j’ai passé un bon moment, et ce pour plusieurs raisons : ces gars-là sont des bêtes de scène, c’est-à-dire que non seulement leur musique en impose (et notamment la voix du leader – à ne pas confondre avec lieder qui est une courte pièce de musique vocale chantée sur un texte en langue germanique), mais là, y a débauche de moyens : marmite fumante de 10 mètres-cubes que ledit leader chauffe au M16-lance-flammes, mais aussi arc pyrotechnique qui tire des flèches-fusée et micro-cracheur de feu. La session stage-diving en bateau pneumatique est drôle, surtout quand le clavier raconte être le seul à être passé au travers, à avoir chaviré dans la fosse ou à être allé trop loin et s’être ramassé par terre car les bras du public ne le portaient plus… Comique.
Justement, le public, parlons-en, c’est la deuxième raison qui rendit cette projo agréable : rassembler plus d’un million de spectateurs en 21 dates, je vous laisse faire le calcul, c’est du sacré remplissage de stades. Et la foule bigarrée, aux yeux cerclés de rimmel, et chaussés de fer et de cuir noir, connait les paroles par c½ur, que ce soit au Japon, en Argentine, à Nîmes ou Londres… Edifiant, tout de même.
Quand les lumières se rallument, je me dis que ces hardos maîtrisent bien leur affaire et que leur musique n’est pas aussi imbuvable que la rumeur (musicale) ne le laisse croire… En attendant, pour rester dans la veine techno-indus-déjantée, je vais me mater la trilogie de Mad Max… Reise, reise !